All news
|
Print
08 mai 2012 - Media release

INTERPOL publie une notice rouge à l’encontre du Vice-président iraquien

LYON (France) – À la demande des autorités iraquiennes, INTERPOL a publié une notice rouge à l’encontre du Vice-président iraquien, Tariq Al-Hashemi, soupçonné d’avoir dirigé et financé des attentats terroristes dans le pays.

La notice rouge concernant Al-Hashemi constitue une alerte régionale et internationale pour l’ensemble des 190 pays membres d’INTERPOL, afin de solliciter leur aide pour le localiser et l’arrêter. Elle fait suite à la délivrance d’un mandat d’arrêt national par l’autorité d’investigation judiciaire iraquienne lors d’une enquête au cours de laquelle les forces de sécurité ont saisi un engin explosif et arrêté plusieurs personnes.

Suite à la publication de cette notice rouge INTERPOL à l’encontre de Tariq Al-Hashemi, l’unité de Soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite d’INTERPOL et le Centre de commandement et de coordination du Secrétariat général de l’Organisation travailleront en liaison étroite avec les Bureaux centraux nationaux INTERPOL de la région et du monde entier en vue de mettre en commun et d’actualiser tous les renseignements utiles.

« La notice rouge INTERPOL à l’encontre de Tariq Al-Hashemi va sérieusement restreindre sa faculté de circuler au niveau international et de franchir des frontières. Il s’agit d’un puissant outil qui aidera les autorités à le localiser et à l’arrêter », a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble.

« Cette affaire donne par ailleurs une preuve éclatante de la détermination des autorités iraquiennes à collaborer avec la communauté policière mondiale via INTERPOL pour arrêter les personnes accusées d’infractions graves, » a ajouté le chef d’INTERPOL.

Contenant des renseignements d’identité et des éléments juridiques sur une personne recherchée, la notice rouge est diffusée aux services de police dans tous les pays membres d’INTERPOL et utilisée pour demander l’arrestation en vue d’extradition d’une personne recherchée.

La notice rouge n’est pas un mandat d’arrêt international. Nombre de pays membres d’INTERPOL considèrent cependant la notice rouge comme une demande valable d’arrestation provisoire, en particulier lorsqu’ils sont liés au pays requérant par un traité bilatéral d’extradition. En cas d’arrestation en vertu d’une notice rouge, c’est la police nationale qui procède à l’interpellation dans les pays membres de l’Organisation.

INTERPOL ne peut exiger d’aucun de ses pays membres l’arrestation d’une personne faisant l’objet d’une notice rouge, et une personne recherchée en vue d’arrestation doit être considérée comme innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été démontrée.