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13 mai 2010 - Media release

INTERPOL salue l’arrestation par l’Australie d’un criminel de guerre en fuite recherché par la Croatie

LYON (France) – L’arrestation par la Police fédérale australienne d’un criminel de guerre présumé recherché par la Croatie, à l’encontre duquel une notice rouge INTERPOL – ou avis de recherche international – avait été publiée, a été accueillie avec satisfaction par l’organisation mondiale de police. 

Dragan Vasiljkovic, 55 ans, a disparu en mars, après l’approbation par la Haute Cour australienne de son extradition vers la Croatie afin qu’il réponde d’accusations de crimes de guerre commis dans les années 1990 contre la population civile et les prisonniers de guerre.

Afin d’aider à localiser Vasiljkovic, le service de Soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite (FIS) d’INTERPOL a travaillé en liaison étroite avec les Bureaux centraux nationaux (B.C.N.) de Canberra et de Zagreb, et diffusé une alerte dans tous les pays où l’individu était susceptible de se rendre, communiquant à ces derniers des informations telles que des empreintes digitales et des photographies de nature à faciliter son identification. 

Vasiljkovic, également connu sous le nom de « Capitaine Dragan », a été arrêté mercredi en Nouvelle-Galles du Sud par la Police fédérale australienne.

« L’arrestation de cet individu donne une nouvelle preuve éclatante de la détermination des services d’application de la loi du monde entier à traduire en justice tous les malfaiteurs en fuite, quels que soient le lieu et la date des infractions commises », a déclaré le Directeur exécutif des Services de police d’INTERPOL, M. Jean-Michel Louboutin.

« La demande de la Croatie de publier une notice rouge INTERPOL à l’encontre de ce criminel de guerre présumé a permis d’informer les services chargés de l’application de la loi des 188 pays membres d’INTERPOL que cet individu était recherché, limitant ainsi grandement sa capacité à se déplacer d’un pays à l’autre. »

« Il convient de féliciter l’Australie et la Croatie pour leur coopération, par le canal d’INTERPOL, avec les services chargés de l’application de la loi du monde entier ; c’est elle qui a permis cette arrestation », a ajouté M. Louboutin.

Depuis 1994, le service de Soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite du Secrétariat général d’INTERPOL, dont le siège est à Lyon (France), prête son concours aux enquêtes menées par les pays membres et les tribunaux pénaux internationaux sur les crimes de guerre, les génocides et les crimes contre l’humanité en maintenant un contact étroit avec son réseau d’enquêteurs spécialisés et de Bureaux centraux nationaux, afin d’assurer l’échange d’informations et d’indices.

Sa coopération avec les Tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) et le Rwanda (TPIR), ainsi qu’avec la Cour pénale internationale et le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, a permis de nombreuses arrestations dans le monde entier.

En outre, dans l’une de ses recommandations, la Conférence régionale européenne d’INTERPOL qui s’est tenue en mai 2008 a appelé tous les pays membres à prêter une assistance pleine et entière afin de retrouver et d’appréhender les quatre individus toujours recherchés par le TPIY. Depuis, deux des quatre fugitifs en question (Stojan Zupljanin et Radovan Karadzic) ont été arrêtés.