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12 septembre 2013 - Media release

Le renforcement des capacités au niveau national est essentiel pour accroître la sécurité, selon la Conférence régional africaine d’INTERPOL

ORAN (Algérie) – Améliorer le renforcement des capacités et intensifier les échanges d’informations de police aux niveaux national et régional, tels sont les principaux domaines de développement mis en exergue par les hauts responsables des services chargés de l’application de la loi réunis à Oran (Algérie) à l’occasion de la Conférence régionale africaine d’INTERPOL.

Dans le cadre d’une série de recommandations approuvées à la fin de la conférence, les délégués ont validé le plan stratégique 2014 - 2016 pour la région Afrique, lequel prévoit entre autres un élargissement de l’utilisation de I-24/7, le système de communication policière unique d’INTERPOL.

Le plan stratégique prévoit également d’aider les chefs de police de la région à détecter les nouvelles formes de criminalité, à identifier leurs auteurs et à les combattre efficacement par l’intermédiaire des quatre Bureaux régionaux d’INTERPOL en Afrique – Abidjan, Harare, Nairobi et Yaoundé.

Parmi les autres mesures essentielles auxquelles a abouti la conférence, on retiendra les suivantes :

  • Renforcer la sécurité aux frontières afin de soutenir la lutte antiterroriste en Afrique grâce aux outils et services opérationnels d’INTERPOL en mettant en place des activités de renforcement des capacités et des opérations aux frontières, et par une utilisation accrue des notices ;
  • Encourager les Bureaux centraux nationaux (B.C.N.) à enregistrer dans le Système INTERPOL de gestion des données sur les armes illicites et du traçage des armes (iARMS) des informations sur des armes à feu connues ayant été perdues, volées ou ayant fait l’objet d’un trafic ou de contrebande ;
  • Intensifier la lutte contre le trafic illicite transnational de stupéfiants et de précurseurs dans la région en incitant les B.C.N. à communiquer des informations sur les trafiquants de drogue recherchés et/ou présumés afin de pouvoir effectuer des recoupements avec les informations enregistrées dans les bases de données d’INTERPOL, de façon à mettre au jour les liens existant entre les activités criminelles et à faciliter la détection et le démantèlement des réseaux criminels.

Le Président de la Conférence et Vice-président d’INTERPOL pour l’Afrique, M. Adamu Mohammed, a déclaré que cette réunion de trois jours avait permis aux délégués de débattre des évolutions de la criminalité ainsi que des stratégies à mettre en œuvre pour les combattre.

« Nous devons à présent faire en sorte que nos discussions contribuent positivement à assurer la sécurité des populations d’Afrique. Cela passe par une collaboration accrue entre les B.C.N. et les services chargés de l’application de la loi spécialisés en vue de multiplier les échanges d’informations et d’alimenter plus fréquemment les bases de données d’INTERPOL », a déclaré M. Mohammed.

« Le système de communication I-24/7 reste à ce jour l’outil le plus sûr pour relier les polices entre elles au niveau international, et nous devons encourager et soutenir son extension à d’autres services chargés de l’application de la loi pour les impliquer davantage eux aussi dans la lutte contre la criminalité transnationale », a conclu le Vice-président Mohammed.

La conférence s’est achevée sur la désignation du Congo comme pays hôte de la 23ème Conférence régionale africaine.