All news
|
Print
17 octobre 2012 - Media release

L’efficacité de l’action policière peut favoriser le développement économique, a-t-on déclaré devant les Chefs de police d’Afrique de l’Est

KAMPALA (Ouganda) – Une action concertée avec les institutions locales est essentielle pour améliorer la lutte contre la criminalité et se traduira par une croissance économique, a appris l’Organisation de coopération des Chefs de police d’Afrique de l’Est (OCCPAE) lors d’une réunion qui s’est tenue à Kampala.

S’adressant aux hauts responsables de la police des 12 pays membres (Burundi, Djibouti, Éthiopie, Érythrée, Kenya, Ouganda, Rwanda, Seychelles, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tanzanie), le Premier ministre ougandais, M. Amama Mbabazi, a indiqué que « l’action policière [était] encore perçue comme une fin en soi plutôt que comme un moyen de favoriser et de stimuler le développement ».

« La police symbolise la discipline, elle n’est pas uniquement un service chargé de l’application de la loi et du maintien de l’ordre ; la création de partenariats avec les institutions fondamentales de la société est particulièrement cruciale pour prévenir la criminalité », a déclaré M. Mbabazi.

« La police n’a donc pas pour fonction de maintenir l’ordre comme une fin en soi, mais plutôt d’éliminer la criminalité et de créer un environnement propice à l’avènement d’un développement économique », a conclu M. Mbabazi.

Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, a déclaré que la coopération entre INTERPOL et l’OCCPAE constituait une base solide pour mettre sur pied des initiatives afin de faire face aux nombreux problèmes rencontrés par les services chargés de l’application de la loi dans toute la région et de les aider à protéger les citoyens au service desquels ils œuvrent.

M. Noble a souligné le récent succès de l’Opération Hope, lancée et coordonnée par le Bureau régional d’INTERPOL à Nairobi, qui ciblait trois grands domaines de criminalité : la traite d’êtres humains, le trafic de drogues et les atteintes à l’environnement.

 Réunissant le Burundi, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda, et recevant l’appui de l’ONUDC, du PNUE, de la Convention de Washington (CITES), de l’OIM, de l’équipe spéciale de l’accord de Lusaka et du service de protection de la faune et de la flore au Kenya (Kenya Wildlife Service), cette opération a mobilisé trois jours durant (du 13 au 15 septembre) plus de 2 000 policiers. Elle a permis d’identifier ou d’arrêter plus de 100 suspects, de confisquer quelque 115 000 dollars de produits de l’environnement illicites, de saisir 6 000 kg de cannabis et 12 kg d’héroïne et de cocaïne, et de détruire plus de 100 hectares de cultures de cannabis.

« Voici là des résultats qui n’ont pu être atteints que grâce au travail de policiers dévoués au sein de la région, à une vraie coopération entre les services chargés de l’application de la loi au niveau local et à la connaissance directe des défis auxquels l’Afrique de l’Est est confrontée », a déclaré le chef d’INTERPOL.

À cet égard, M. Noble a présenté le Document de voyage INTERPOL comme un outil vital permettant à l’Organisation de fournir une aide aux pays membres qui en ont le besoin, à tout moment et en tout lieu. Il a souligné que la région apportait déjà un appui considérable à cette initiative : plus de la moitié de l’ensemble des pays ayant déjà reconnu ce document dans le monde appartiennent au continent africain.

Au sujet de la piraterie maritime, qui demeure un problème majeur au niveau régional et mondial, M. Noble a promis que l’Organisation maintiendrait son engagement, avec le soutien de partenaires tels que l’Union européenne, la Norvège et la France. En début d’année, INTERPOL a créé sa base de données mondiale sur la piraterie maritime afin d’aider l’OCCPAE et tous les pays membres à mener les enquêtes de manière encore plus efficace, non seulement pour que les poursuites soient fructueuses au niveau national, mais pour transformer les éléments de preuve en renseignements exploitables au niveau international.