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11 octobre 2011

Les initiatives de lutte contre la criminalité présentées à une délégation d’Afrique de l’Ouest de haut niveau au cours d’une visite au siège d’INTERPOL

LYON (France) – De hauts responsables de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont été informés d’une série d’initiatives d’INTERPOL visant à soutenir l’action des services chargés de l’application de la loi dans la région.

Mme Sintiki Tarfa Ugbe, Directrice en charge des questions liées au genre, à la jeunesse, aux sports, à la société civile, à l’emploi et au contrôle des drogues, Mme Carmelita Pires, Haute conseillère auprès du Président de la CEDEAO, et M. Abdel Fatou Musah ont rencontré aujourd’hui le Secrétaire Général d’INTERPOL, Ronald K. Noble, et d’autres hauts responsables lors de leur visite au siège du Secrétariat général de l’organisation internationale de police, à Lyon (France).

La délégation a été informée de l’état d’avancement du projet de système d’information de la Police d’Afrique de l’Ouest (West African Police Information System, WAPIS), mis en place conjointement par INTERPOL, la CEDEAO et l’Union européenne, qui permettra de recueillir, de centraliser, de gérer, d’échanger et d’analyser les informations de police aux niveaux national, régional et mondial, afin de lutter plus efficacement contre les formes de criminalité telles que le trafic de stupéfiants, l’immigration clandestine, le blanchiment de fonds, et le trafic d’armes en Afrique de l’Ouest.

Approuvé par le Comité des chefs de police d’Afrique de l’Ouest et les ministres de la CEDEAO, le projet WAPIS, qui est financé par l’UE, sera utile aux 15 pays de la CEDEAO : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone et Togo.

La délégation a également souligné la nécessité pour INTERPOL de soutenir la création, au sein de la CEDEAO, d’une unité chargée de la coordination de toutes les initiatives ayant un lien avec l’organisation de police. INTERPOL s’est pour sa part dit fermement convaincu qu’il est nécessaire de mettre en place, à l’avenir, des opérations transfrontalières conjointes avec les pays membres de la CEDEAO.