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18 mars 2013 - Media release

La mission du chef d’INTERPOL en Libye fera progresser le recouvrement des avoirs volés sous le régime Gaddafi

L’aide à la localisation et à l’extradition des malfaiteurs libyens en fuite également au centre des débats


TRIPOLI (Libye) – Déterminer comment INTERPOL peut apporter une aide supplémentaire aux fins du recouvrement des avoirs volés sous le régime Gaddafi et contribuer au renforcement de la sécurité nationale et régionale, tels ont été les principaux points abordés lors d’une rencontre entre le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, et le Premier ministre libyen, M. Ali Zeidan.

M. Noble s’étant également entretenu lors de cette mission de deux jours (16 - 17 mars) avec le Ministre de l’Intérieur, M. Ashour Shuwail, et le Ministre des Affaires étrangères, M. Mohamed Abdelaziz, la question du rôle actif d’INTERPOL pour aider la Libye à identifier, localiser et extrader les malfaiteurs en fuite grâce à la publication de notices rouges – ou avis de recherche internationaux – a fait l’objet d’une attention particulière.

« Alors que la Libye reconstruit son infrastructure après le renversement de Gaddafi en 2011, les pays membres d’INTERPOL peuvent l’aider à localiser non seulement les fugitifs mais également les millions – voire les milliards – volés par le colonel Gaddafi, sa famille et ses associés », a déclaré le Secrétaire Général.

Le Premier ministre Zeidan, le Ministre des Affaires étrangères Abdelaziz et le Ministre de l’Intérieur Shuwail se sont unanimement prononcés en faveur de l’offre d’INTERPOL de fournir une assistance technique et de créer un groupe de travail mixte public/privé chargé de collaborer avec la Libye pour aider le pays à localiser et à rapatrier les avoirs volés sous le régime Gaddafi.

Ces avoirs volés doivent être retrouvés « afin d’être restitués et de bénéficier au peuple libyen », conformément à plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. « Si INTERPOL mène à bien cette mission, il aidera la Libye à bâtir un pays où règne la paix, sûr, indépendant et libre », a conclu M. Noble.

La sécurité étant la principale priorité du pays, la visite du chef d’INTERPOL intervient seulement quelques jours après la mise en service à l’aéroport international de Tripoli du système INTERPOL de contrôle des passeports en temps réel dans le cadre d’une action internationale visant à renforcer la sécurité aux frontières de la Libye.

Grâce au Projet RELINC (Rebuilding Libya’s Investigative Capability - Reconstruire la capacité d’enquête de la Libye) d’INTERPOL, financé par l’UE à hauteur de 2,2 millions d’EUR, les autorités libyennes chargées des contrôles aux frontières peuvent désormais accéder directement aux bases de données mondiales d’INTERPOL pour détecter les passeports volés et perdus, et ainsi identifier instantanément des personnes cherchant à dissimuler leur véritable identité, notamment des individus recherchés au niveau international, des terroristes présumés et des criminels transnationaux.

Lors de sa visite, le chef d’INTERPOL a par ailleurs eu l’occasion de souligner le travail actuellement mené par l’Organisation pour aider à arrêter un certain nombre de fugitifs faisant l’objet d’une notice rouge publiée à la demande de la Libye – parmi lesquels l’ex-directeur du renseignement militaire du colonel Gaddafi, Abdullah Al-Senussi, dont l’extradition de la Mauritanie vers Tripoli en septembre dernier marque le plus récent succès.

« La notice rouge INTERPOL est un outil à l’efficacité prouvée lorsqu’il s’agit d’aider les pays membres à localiser des malfaiteurs en fuite, quel que soit le lieu où ils tentent de se cacher, et quel que soit le temps écoulé depuis la commission de l’infraction », a déclaré le Secrétaire Général, mettant en avant la notice rouge publiée à l’encontre de Faraj Al-Chalabi à la demande de la Libye pour le meurtre de deux citoyens allemands en 1994. L’un des complices d’Al-Chalabi était Oussama Ben Laden, qui était également visé par une notice rouge publiée à la demande de la Libye.