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24 janvier 2013 - Media release

Le chef d’INTERPOL souligne le rôle clé de la Roumanie en matière de sécurité lors de sa visite dans le pays

Il salue les arrestations opérées par la Roumanie en relation avec le vol d’œuvres d’art se chiffrant en millions en 2012 à Rotterdam


BUCAREST (Roumanie) – À l’occasion de sa première visite en Roumanie en tant que Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble a déclaré que l’utilisation – parmi les plus larges au monde – que fait le pays des outils et services d’INTERPOL témoigne de façon exemplaire de sa confiance en la force de la coopération internationale pour lutter contre la criminalité.

Au cours de sa mission de deux jours à Bucarest, qui marquait les 40 ans de l’adhésion de la Roumanie à l’organisation mondiale de police, le chef d’INTERPOL a principalement débattu, lors de ses entretiens avec le Ministre de l’Intérieur, M. Radu Stroe, et le Directeur général de la Police roumaine, M. Petre Tobă, de l’importante contribution apportée par la Roumanie pour assurer la sécurité de ses propres citoyens, de l’Union européenne et du reste du monde.

Le chef d’INTERPOL a félicité la Police roumaine pour son travail d’enquête ainsi que son étroite coopération avec les services chargés de l’application de la loi néerlandais et les fonctionnaires de l’unité Œuvres d’art volées, au siège du Secrétariat général d’INTERPOL, à Lyon, qui ont conduit cette semaine à l’arrestation de trois Roumains recherchés en relation avec le vol de trois tableaux à Rotterdam en octobre dernier. Parmi les sept tableaux dérobés au Kunsthal Museum se trouvaient un Picasso, un Matisse et deux Monet.

M. Noble a par ailleurs souligné le rôle important joué par la Roumanie en matière de sécurité aux niveaux européen et international par son utilisation « impressionnante » des outils et services d’INTERPOL. En 2012, la Roumanie a consulté les bases de données d’INTERPOL à plus de 19 millions de reprises – soit une moyenne de 52 000 consultations quotidiennes –, faisant du pays le 12ème utilisateur des bases de données de l’organisation mondiale de police sur 190 pays membres, et le 7ème utilisateur pour la région Europe.

La Roumanie se hisse par ailleurs au quatrième rang des pays alimentant la base de données nominatives d’INTERPOL, qui contient des informations sur des malfaiteurs internationaux notoires. Les enregistrements de la Roumanie ont permis aux autres pays membres d’obtenir plus de 8 000 réponses positives à leurs recherches – soit le troisième meilleur résultat au niveau mondial –, prouvant ainsi que l’enregistrement de données dans les bases d’INTERPOL aide tous les pays à localiser et à identifier des malfaiteurs.

Avec quelque 7,5 millions de recherches effectuées l’année dernière, la Roumanie est en outre le troisième utilisateur de la base de données d’INTERPOL sur les véhicules volés et se classe au cinquième rang des pays ayant obtenu le plus grand nombre de correspondances grâce à ses seuls résultats de l’année 2012.

« Dans un contexte d’évolutions complexes de la politique mondiale et des technologies, d’escalade de la violence dans différentes zones de conflit ou de catastrophes naturelles, la coopération policière internationale demeure l’un des principaux facteurs de la lutte contre toutes les formes de criminalité et permet d’assurer la sûreté et la stabilité aux niveaux national et mondial », a déclaré M. Tobă, mettant en avant la coopération de son pays avec INTERPOL, qui a donné lieu en 2012 à l’échange de quelque 150 000 messages et permis l’extradition vers la Roumanie de plus de 1 100 malfaiteurs en fuite.

« L’utilisation large et importante des bases de données mondiales d’INTERPOL par la Roumanie, associée à une étroite collaboration avec les autres pays membres, donne d’ores et déjà des résultats et a une incidence non seulement sur la sécurité des Roumains mais également sur celle des ressortissants de l’Union européenne et des citoyens du monde entier », a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL.

M. Noble a rencontré des fonctionnaires du Bureau central national INTERPOL de Bucarest, avec lesquels il a discuté de différentes enquêtes récemment menées par les services chargés de l’application de la loi roumains, concernant notamment le démantèlement d’un réseau d’escrocs à la carte de paiement responsable de transactions frauduleuses pour un montant avoisinant les 20 millions d’EUR. Le chef d’INTERPOL a également visité les bureaux d’Europol et du SIRENE dans la capitale roumaine.