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23 octobre 2012 - Media release

La chef de la police belge rend visite à INTERPOL afin d’élargir la coopération

LYON (France) – Recenser d’autres domaines de coopération dans lesquels les outils mondiaux d’INTERPOL et le réseau international des services chargés de l’application de la loi pourront contribuer encore davantage à la sécurité nationale et régionale était le thème principal de la visite, aujourd’hui, de Mme Catherine De Bolle, Commissaire générale de la Police fédérale belge au siège du Secrétariat général d'INTERPOL.

Lors de ses entretiens avec le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, et d’autres hauts responsables de l’Organisation, durant lesquels un ensemble d’activités faisant l’objet d’une collaboration étroite entre la Belgique et INTERPOL ont été examinées, Mme De Bolle a souligné en quoi les affaires de trafic de drogues, de trafic de véhicules, de piraterie maritime et de criminalité violente démontraient l’importance des produits et des services d’INTERPOL pour les policiers sur le terrain.

« Je suis fermement attachée à l’intensification des échanges d’informations par le canal d’INTERPOL et à l’utilisation des bases de données mondiales de l’Organisation par les forces de police belges » a déclaré la chef de la Police fédérale belge.

« Puisque la criminalité ne s’arrête pas à nos frontières, la lutte contre celle-ci ne doit pas s’y arrêter non plus. À cet égard, la Police fédérale belge soutient l’action d’INTERPOL pour renforcer la coopération internationale entre les professionnels des services de police, y compris la création du Complexe mondial INTERPOL pour l’innovation à Singapour et la mise au point du Système d’information policière des pays d’Afrique de l’Ouest », a ajouté Mme De Bolle.

Le Système d’information policière des pays d’Afrique de l’Ouest (WAPIS), mis au point par INTERPOL, est un projet financé par l’UE lancé en 2010, pendant la présidence belge du Conseil de l’Union européenne. Ce projet permet aux services de police d’Afrique de l’Ouest d’accéder à des données policières concernant la criminalité organisée et de les gérer de façon structurée en facilitant le recueil, la centralisation, la gestion, la mise en commun et l’analyse des informations de police entre les pays appartenant à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Se félicitant de la visite de la Commissaire générale de la Police fédérale belge à l’organisation mondiale de police et y voyant une occasion de recenser les domaines dans lesquels la Belgique et INTERPOL peuvent collaborer « encore plus étroitement », le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Noble, a déclaré : « Au cours de sa longue collaboration avec INTERPOL, la Police fédérale belge a fait la preuve de son rôle de premier plan dans le domaine de la coopération policière internationale, et elle est un partenaire essentiel de la vision d’INTERPOL pour un monde plus sûr ».

À cet égard, le chef d’INTERPOL a rappelé les « mesures de collaboration exemplaires » prises par la Police fédérale belge dans l’affaire du Somalien soupçonné d’actes de piraterie maritime, qui a été extradé des Seychelles vers la Belgique en mai 2012 après que la vérification de ses empreintes digitales dans les bases de données d’INTERPOL en mars 2011 a permis d’établir un lien entre le suspect et le détournement du bateau belge MV Pompei au large des Seychelles en avril 2009.

Dès la libération du bateau en juin 2009, la Police fédérale belge a mené une enquête de police scientifique approfondie sur le bateau, et les résultats ont été enregistrés dans les bases de données d’INTERPOL sur la piraterie maritime et les empreintes digitales.

Plus tard, en mars 2011, après l’arrestation de six Somaliens dans les eaux au large des Seychelles, la police de ce pays a transmis à INTERPOL les empreintes digitales des individus aux fins de vérification dans les bases de données de l’Organisation. La vérification a révélé que les empreintes de l’un des individus arrêtés correspondaient à des traces latentes retrouvées par la Police fédérale belge sur le bateau détourné.

« Une démarche globale concertée en matière de sécurité, dans le cadre de laquelle les pays échangent des renseignements, établissent des rapprochements et tirent le meilleur parti des outils de police universels mis à disposition par INTERPOL est aujourd’hui essentielle pour protéger efficacement les citoyens dans toutes les régions et dans le monde entier », a conclu M. Noble.

Mme De Bolle était accompagnée de M. Dirk Allaerts, Chef de Cabinet, de M. Peter De Buyschere, Directeur de la coopération policière internationale, de M. Michel Croquet, Directeur de l’Information policière opérationnelle et Chef du Bureau central national INTERPOL de Bruxelles, et d’Alain Barbier, Sous-directeur au Bureau du Représentant spécial d’INTERPOL auprès de l’UE à Bruxelles.