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21 octobre 2011 - Media release

La protection du patrimoine culturel mondial au centre d’un colloque INTERPOL

LYON (France) – La protection des biens culturels lors de situations de crise et la nécessité d’un renforcement de la sécurité des sites archéologiques figuraient parmi les principaux thèmes abordés durant le 8ème Colloque international sur le vol et le trafic illicite d’objets d’art, de biens culturels et d’objets anciens.

Cette réunion de trois jours (du 18 au 20 octobre) organisée conjointement avec la Suisse, a vu la participation de près de 140 spécialistes des services chargés de l’application de la loi, d’institutions privées, et d’organisations internationales de quelque 30 pays, qui ont reconnu la nécessité d’intensifier les échanges d’informations sur les œuvres d’art volées entre les pays membres, de mettre en place des mesures de prévention telles que la création d’inventaires fiables, et de concevoir des mécanismes de sécurité pour protéger les biens culturels, en soulignant l’importance des services chargés de l’application de la loi qui devront s’engager davantage dans la lutte contre les faux artistiques.

Le colloque ayant mis en avant le rôle des conventions internationales ainsi que la tendance à l’accroissement des faux artistiques, l’un des principaux orateurs, M. Jean-Luc Vez, Directeur général de l’Office fédéral de la police suisse, a déclaré : « La protection du patrimoine culturel mondial est une question qui concerne tous les pays et exige des parties prenantes et des services chargés de l’application de la loi qu’ils fassent front ensemble contre les infractions visant notre patrimoine commun ».

À cet égard, M. Vez a souligné l’« excellent » rôle des outils de police tels que la base de données sur les œuvres d’art volées d’INTERPOL, qui contient à l’heure actuelle près de 38 000 objets dont les descriptions ont été transmises par 123 pays.

En ouvrant le colloque, le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, a insisté sur la nécessité d’un renforcement de la coopération internationale et des échanges d’informations sur les œuvres d’art volées.

« Les profits réalisés grâce au trafic de biens culturels volés servant parfois à financer d’autres activités criminelles, la lutte contre cette forme de trafic est donc nécessaire pour combattre la criminalité transnationale organisée dans son ensemble », a déclaré M. Noble.

« J’encourage tous les pays à échanger plus d’informations avec INTERPOL, tant pour améliorer notre capacité à lutter contre le trafic illicite de biens culturels que pour accroître les moyens dont nous disposons pour mettre en évidence des liens avec la criminalité organisée en général », a ajouté le chef d’INTERPOL.

Au cours du colloque, les participants ont été informés du projet PSYCHE (Protecting SYstem for Cultural Heritage, système de protection du patrimoine culturel), placé sous la houlette du corps des carabiniers italiens spécialisé dans la protection du patrimoine culturel avec le soutien du B.C.N. de Rome et en coopération avec le Secrétariat général d’INTERPOL, qui a pour but de moderniser la base de données sur les œuvres d’art volées d’INTERPOL.

Grâce à ce projet, pour lequel un financement de l’Union européenne a été demandé, les pays membres pourront envoyer directement des données et le processus de vérification sera simplifié par l’ajout d’un logiciel de comparaison d’images. Ces deux améliorations permettront d’augmenter considérablement la quantité et la qualité des données disponibles sur les œuvres d’art volées, données qui pourront être échangées au niveau mondial par l’intermédiaire d’INTERPOL.