All news
|
Print
03 juillet 2013 - Media release

Le renforcement de la coopération mondiale dans les enquêtes en matière de recouvrement d’avoirs au centre de la conférence INTERPOL-StAR

BANGKOK (Thaïlande) – Un nouvel outil visant à améliorer la coopération internationale dans les enquêtes en matière de recouvrement d’avoirs d’envergure potentiellement mondiale a été présenté lors de la 4ème Conférence des points de contact internationaux pour le recouvrement d’avoirs, qui a débuté en Thaïlande aujourd’hui.

Accueillie par la Commission nationale de lutte anticorruption de la Thaïlande, cette réunion de trois jours (du 3 au 5 juillet) organisée par le service anticorruption d’INTERPOL et l’Initiative pour le recouvrement des avoirs volés (StAR) – un partenariat entre la Banque mondiale et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en coopération avec le Département d’État des États-Unis –, rassemble 155 enquêteurs et procureurs spécialisés dans la lutte anticorruption, provenant de 67 pays.

Lors de cette conférence sur le thème du « Soutien aux opérations de recouvrement d’avoirs », les délégués seront informés des progrès accomplis concernant le lancement du système de messagerie électronique sécurisée pour le recouvrement d’avoirs (SECAR - Secure Email Capability for Asset Recovery) mis au point par INTERPOL conformément à la recommandation adoptée à l’unanimité lors de la 3ème réunion INTERPOL-StAR sur le recouvrement d’avoirs, accueillie par la Commission de lutte anticorruption de la Jordanie à Amman, en 2012.

Grâce à cet outil novateur d’INTERPOL, les acteurs de la lutte anticorruption pourront, pour la première fois, procéder à des échanges instantanés et sécurisés d’informations et de connaissances techniques en matière de corruption et de recouvrement d’avoirs liés à la corruption. L’échange d’informations en temps réel est crucial dans ce type d’enquêtes, tout retard réduisant considérablement les chances de recouvrement des avoirs volés.

« La vision d’INTERPOL est celle d’un monde plus sûr. La corruption a des effets corrosifs qui rendent la société plus vulnérable et nuisent aux idéaux de liberté, de sûreté et de sécurité individuelles », a déclaré Bernd Rossbach, Directeur de la Criminalité spécialisée à INTERPOL.

« Cette conférence envoie un message aux individus corrompus : les pays renforcent leur coordination et INTERPOL et toutes les organisations participantes continueront à les soutenir ; le lancement de SECAR, qui donnera une impulsion vigoureuse à ces efforts de coordination, en est une illustration manifeste », a ajouté M. Rossbach.

Jean Pesme, coordinateur de StAR, a souligné que seule une coopération étroite au niveau international permettrait de recouvrer les avoirs volés : « la plateforme des points de contact internationaux est devenue un élément central de la lutte anticorruption ».

« La collaboration entre StAR et INTERPOL est essentielle pour améliorer le recouvrement d’avoirs et montre qu’une coopération efficace entre différentes entités territoriales est fondamentale pour la réussite des enquêtes financières internationales », a déclaré M. Pesme.

SECAR sera à la disposition des points de contact autorisés de tous les pays membres d’INTERPOL via la plateforme des points de contact internationaux, qui donne aussi accès à toute une gamme d’outils et de services d’enquête.

Cette plateforme permet également aux enquêteurs de consulter une liste de mesures à prendre pendant les 24 premières heures pour les enquêtes en matière de recouvrement d’avoirs. Celle-ci sert de référentiel aux points de contact lorsqu’ils ouvrent une enquête sur un vol d’avoirs et leur permet de n’oublier aucune étape clé pendant les 24 premières heures, qui sont cruciales ; il s’agit notamment de l’identification et de l’audition des témoins concernés, du gel et de la saisie des produits de l’infraction et de l’obtention des documents utiles.

Parmi les autres thèmes abordés pendant cette conférence – outre l’échange de bonnes pratiques et d’expertise en matière de recouvrement d’avoirs – figurent la détection des produits de la corruption liés à l’extraction de ressources naturelles, et les enquêtes et le recouvrement y afférents.